Mékélécon

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Samedi 15 novembre 2008
Flip et moi, on déménage ! Rendez vous ICI.
Par Frozensheep
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Mardi 4 décembre 2007
 
Non, c’est pas quand vous vous habillez en caleçon moulant et que vous faites semblant de tirer à l’arc avec un cintre !
 
(Notez que l’ayant moi-même fait à cet age merveilleux de sept ans, je suis mal placée pour me moquer. Enfin bon, reprenons.)
 
Le Syndrome Robin des bois peut prendre deux aspects, l’identification ou l’attirance, les deux n’étant pas (loin de la) incompatibles. Cette affection remonte généralement à l’enfance du sujet (voir plus haut, caleçons moulants/cintres, tout ça), qui à généralement été exposé à de fortes doses d’heroic fantasy ou de pseudo historique, plus ou moins diluée selon l’addiction des parents et la mode en cours. Cela passe souvent par des séries telles quel Xena ou Les nouvelles aventures de Robin des bois, et les livres choisis par (ou pour) le malheureux bambin.
Cependant, ce qui passe pour un simple jeu d’enfant dans les premières années (même si les parents sont au bord de la crise de nerf quand leur fille, après s’être perdue dans une forêt avec son frangin pendant deux heures, explique qu’elle voulait juste créer un camp de rebelles) devient franchement handicapant dans la vie sociale de l’adolescent puis de l’adulte.
 
Il peut même provoquer une inadaptation sévère au monde moderne, car, quand vous rêvez d’un Robin ou d’une Marianne et que vous tombez sur un Kevin ou une Cindy, c’est douloureux. L’évolution normale est de devenir fan d’heroic-fantasy.
 
A noter que les victimes du SRB (Syndrome Robin des Bois) sont souvent des geeks, allez savoir pourquoi…
 
L’identification
 
- Un goût prononcé pour les vêtements d’inspiration medievale-fantastique, qui peut pousser le sujet à se rendre dans de nombreuses manifestations du genre. Les personnes touchées par le SRB sont reconnaissable au fait qu’en robe médiévale, ou en tunique avec l’épée à la ceinture, elles ont l’air tout à fait normales et non pas costumées.
 
- Généralement légèrement inadaptés à la vie moderne, ils ont tendance à se faire des films, même inconsciemment, en marchant dans le metro avec de la musique ou en se promenant en forêt. Ils ont une vision déformée de leur environnement et voient des qualités ou des défauts profonds chez des gens qui sont juste cons ou gentils.
 
- La sensation de pouvoir survivre dans des conditions plus extrêmes que les autres, voir même de pouvoir se faire catapulter dans l’univers de leurs rêves sans trop de difficultés à s’adapter. S’il est vrai que la personne atteinte du SRB sont moins chochottes que le commun de l’homo-urbanus et accepte plus facilement que leur confort soit remis en question pour quelques temps, pour une vie entière c’est une autre histoire.
 
Un exemple de tout cela, et une bonne synthèse, c’est le GNiste (participant à un jeu de rôle grandeur nature) qui peut recréer ses jeux d’enfant avec une belle armure, un scénario et 200 personnes comme lui. Un moyen de ne pas devenir neurasthénique… Les moins extrémistes se contentent des jeux vidéos.
 
L’attirance
 
Un certain goût pour les hommes en bottes et tunique, bardés de cuir et de clou un peu partout, pour les barbus et chevelus, pour les femmes guerrières, ou les femmes en grandes robes et avec de longs cheveux ondulés. Pas un simple fantasme que l’on peut satisfaire en déguisant sa petite amie pour un soir, non…
 
Une déformation, car ce n’est pas une simple attirance physique, même si c’est parfois ce que le sujet lui-même pense : c’est un contexte, c’est rêver qu’il s’agit de quelqu’un de mieux que le quidam qu’on peut trouver dans la rue : c’est le fantasme de la star sous une autre forme.
 
Bref, le syndrome Robin des Bois c’est le syndrome de ceux qui ont été nourri à la fantasy, et qui continue de prendre régulièrement leur dose.
 
Froz, Robin des bois 90C
Par Frozensheep - Publié dans : Inclassables
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Mercredi 3 octobre 2007
 
 
     Y’en a, c’est les pompiers, les militaires, les policiers, les marins, les éboueurs, les serveurs chez macdo et que sais-je encore. Le célèbre fantasme de l’uniforme. (et ne me dites pas que c’est des clichés, qu’on ne trouve ça que dans les livres, j’ai deux amies qui provoquent des inondations à la première botte cirée qu’elle voient).
     Y’en a d’autre, c’est les chanteurs, les acteurs, les écrivains, les artistes quoi, avec un bonus s’ils sont connus.
     D’autres, enfin, sont plutot axés nationalitées : gallois, russes, américains, coréens, suédoises, et-je-veux-un-écossais-maman-je-le-veux-et-je-l’aurais du même genre..
     On y peut rien, c’est donc humain d’être attiré par une catégorie professionnelle ou sociale plutôt qu’une autre (dit comme ça, cette phrase fait mega peur. JE ME fais peur.) et ma catégorie à moi, c’est les bibliothécaires et autres libraires.
 
Avant que M. Froz ne me défenestre sans sommation, je tiens à lui rappeler qu’il en fait lui-même partie.
 
Donc, pourquoi les bibliothécaires ?
Premièrement, à cause des bibliothécaires de fiction.
Ces derniers sont généralement présentés sous un jour très favorable, voir carrément sexys¹.
 
Démonstration :
 
                                          
Giles, observateur de Buffy dans la serie du même nom / Aziraphale, ange libraire collectionneur compulsif dans De bons présages (N. Gaiman et T. Pratchett) (fanart.)
 
Leur intelligence (car il est toujours admit que lire rend intelligent²) est leur second atout. Pour rester avec mes deux exemples du dessus, Giles et Aziraphale (j’aurais pu en prendre d’autres, mais c’est deux des plus importants, les autres ne font que des apparitions brèves, vous trouverez des listes sur wikipedia ou google si vous vous amusez à chercher³) il est dit :
 
Dans Buffy : “knowledge is the ultimate weapon.”
Au sujet d’Azirapahale : “Many people, meeting Aziraphale for the first time, formed three impressions: that he was English, that he was intelligent, and that he was gayer than a tree full of monkeys on nitrous oxide.”
Bon, je reconnais que j’ai prit cette citation juste parce que je l’adore et que je la trouve débilement géniale, ce qui vient après dans le roman est bien plus intéressant : il y est dit, si ma mémoire est bonne, qu’il n’est peut être pas plus intelligent que la moyenne, juste qu’il a plus vécu et plus lu (shame on me, je ne m’appuie sur rien de solide… mais j’ai perdu mon livre !).
 
Encore une fois, ces deux la sans leurs bouquins seraient aussi cons que la moyenne. Aaaah, c’est bien, les livres, ça rend intelligent… magiiiie.
 
Bref, un libraire, c’est classe (dans le genre vieille école), et c’est intelligent.
 
Je pourrais m’étendre sur d’autres caractéristiques clichéesques, telles que : les bibliothécaires sont coincés, les bibliothécaires sont puceaux, les bibliothécaires sont gay(er than a three full of monkeys… ok, je connais la sortie), les bibliothécaires sont associaux, et j’en passe. Mais bon, après, ça ressemblerait à une dissertation, et je sens que je vais assez tôt avoir à en faire une sur la responsabilité de l’état dans la construction des grands ensembles pour m’y adonner ici. (note a moi-même : demander le droit de faire une dissertation sur les bibliothécaires a ma prof de contemporaine).

Je tiens également à préciser qu’il y a plus de personnes intéressées par l’image des bibliothécaires dans les medias qu’on ne pourrait le croire : tapez « librarians in fiction » ou « image of librarians in the media » dans google, et vous comprendrez. J’apprécie particulièrement les débats pour savoir si le personnage de Giles renvoie une image positive ou négative du métier, ça me fait mourir de rire.
 
Maintenant, passons à la réalité.
 
Déjà, on est plus souvent confrontés à des bibliothécaires femelles. Rarement engageantes, en plus, et peu aimables. J’en ai testé trois, dont une en CDI de lycée, et je peux vous dire que non seulement c’est pas jouasse, mais qu’en plus, ça vous donnerait envie de désapprendre à lire.
 
Mais, il existe des bibliothécaires canons.
 
Celui de chez moi, par exemple. A l’époque où j’étais encore une jeune fille prude et timide, je bégayais et ma température corporelle triplait dès qu’il fallait lui demander quelque chose, lui dire bonjour-au revoir, ou rendre des livres. Et je ne vous parle pas des fois ou je croisais son regard, un truc d’un vert improbable avec le pourtour sombre. Ses collègues, en revanche, sont tout ce qu’il y a de plus banals, voire moches.
(j’ai pas le temps de faire dans le politiquement correct, ça fait déjà deux pages Word que je parle toute seule !)
 
Maintenant, j’ai mon bibliothécaire (enfin… professeur documentaliste) à moi, qui est un vrai tyran avec ses pauvres élèves. Heureusement, je ne suis pas une élève. Du coup, a présent, quand je vais emprunter des livres en face de chez moi, je ne bégaye plus, ne rougis plus, sachant que j’en ai un mieux rien qu’a moi… c’est nettement moins fun. Mais plus facile pour la vie en société.
 
Coté intelligence maintenant. Eh bien, je suis navrée de vous annoncer que les bibliothécaires sont des gens normaux, quoique certainement un peu plus cultivés que la moyenne. Ils n’ont pas ingurgité la totalité de leur bibliothèque, ils ne peuvent pas vous réciter des pages et des pages d’un ouvrage au pif. Le mien par exemple (pas M. Froz, l’autre) est plutôt spécialisé dans la Fantasy… mais il n’a jamais lu l’Assassin Royal (j’ai tout essayé pour l’y pousser, pourtant, entre deux crises de bégaiement), et les autres rayons, genre romans, classiques, théâtre, philo, je ne sais même pas s’il y a déjà mis les pieds.
 
En plus, je ne le répéterais jamais assez : il ne faut pas confonde culture et intelligence.
 
Donc, revenons à la problématique (oh non, je parle comme dans une dissert !) : pourquoi j’aime les bibliothécaires ?
Parce que ce sont les geeks du papier, et que j’ai jamais rien comprit aux ordinateurs dès qu’on dépasse le bouton allumer/éteindre.
Mais surtout… parce qu’il fallait que je fasse un article dans ce blog ! Fidèle à moi-même, j’ai donc prit le premier sujet qui m’est passé par la tête.
 
Froz, bibliothécairophile (entre autres).
 
oOo
 
1 : Evidement, les filles qui ne jurent que par la mode et tout ce qui est hype et branché les trouveront ringards au possible, et reporteront leur attention sur le type en t-shirt rose et jean diesel qui croie que « médiathèque » ça veux dire « boite de nuit ».
 
2 : Ce dont je doute, au cours de ma scolarité j’en ai vu des élèves dévorer livre sur livre sans rien piger à ce qu’ils ingurgitaient… ou pire, lire des livres qui ne risquaient pas de les rendre plus finauds. « Passion aux caraïbes » et autres « Pour les yeux d’un chevalier » c’est peut-être hilarant, mais si on les prend au serieux, ça devient emmerdant…
 
3 : Chose que vous ne ferez pas, car, contrairement a moi, il vous reste un peu de santé mentale entre vos deux oreilles, ainsi que d’autres occupations un peu plus constructives.
Par Frozensheep - Publié dans : Les gens
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Dimanche 17 juin 2007

Avant toute chose, cet article étant la suite d'un autre article (oui bon en même temps on se doute que c'est pas la suite de mes raviolis du midi) je vous conseille (un peu) de lire son grand frère avant. Non pas qu'il y ai quelque chose à comprendre... D'ailleurs dans comprendre, y'a con...

Vous pensiez qu’il n’y avait que ça dans le bus ? Que c’est triste ! C’est comme de penser qu’au cirque, y’a que les tigres, les clowns et le public¹… non seulement c’est bête, mais ça peut s’avérer dangereux si vous ne voyez pas arriver les trapézistes², parce que je vous mets au défi de FREINER UN TRAPEZE EN PLEIN VOL.
Hum, j’en étais ou ? Les bus ? Les gens ? Les gens dans les bus ?
Se cantonner aux petits vieux et aux petits jeunes serait réducteur (et c’est pas parce que j’ai mis « petit » devant, hein…). Je vous présente donc la galerie des horreurs quelques autres types de personnes que vous pouvez être amenés à croiser.
LES CONTROLEURS
Horaires : Les débuts de mois. A 6h30. Les fins de mois. A 18h30.
 
Caractéristiques : Sont utiles. Oui, comme ça on dirait pas, mais ces gens ne font que leur métier qui est de vérifier que les cons (comme moi) qui payent (cher) ne se retrouvent pas face à des gens qui ne payent pas et qui s’en foutent parce qu’ils sont pas inquiétés.³ Mais comme si le monde était tout rose ça se saurait (et ce serait chiant) les contrôleurs ne sont pas NON plus des créatures sortie d’un rêve.4 Car le contrôleur prend un malin plaisir a vous faire chier pour tout, rien et son contraire, le tout en étant plus désagréable que Laurence Boccolini pendant une crise d’hémorroïdes. A leur décharge, vu ce qu’ils se prennent sur la gueule qui ils veulent filer une amende a quelqu’un, on comprend qu’ils soient un peu sur les nerfs.
LES ECHAPPES (de n’importe ou tant que vous avez de l’imagination)
Horaires :  Ils fuient la foule. Donc, aux heures ou vous êtes SEUL, face à eux.
Caractéristiques : Ils sont probablement plus normaux que bien des gens, mais c’est pas écrit sur leur visage.  D’ailleurs sur leur visage y’a plutôt leur liste de courses. Ils auraient du y écrire lessive, parce que a l’odeur, la veste marron qu’ils portent est plus de première jeunesse. Quoi ? Ah, elle était blanche, avant…
Ensuite, ils parlent tout seuls. Ils se répètent. Mais ça, encore, bon, je fais pareil… Sauf que moi, je ne m’amuse pas à dire « toutes des salopes. Toutes des salopes. ‘sront punies. Toutes des salopes» (véridique !)
Bon, c’est des cas très particulier qui me font généraliser malgré moi, mais avouez que c’est guère engageant.

LES GENS QUI SAVENT PAS OU ILS VONTS
Horaires :  N’importe quand, mais visiblement toujours une bonne demie heure après l’heure à laquelle ils devraient être arrivés.
Caractéristiques : Pressés. Paniqués. Demandent leur chemin a 12 000 personnes et obtiennent autant de réponses différentes. Descendent encore plus pressés et paniqués. A se demander comment ils vont reussir a dormir pendant les douzes prochaines nuits.
oOo
1 : Vous remarquerez que je n’ai pas mentionné les dompteurs. Pour ne pas choquer encore plus les pauvres spectateurs qui ont eu le droit a de la préparation de steak tartare en live.
2 : Je rappelle que le trapèze est une arme de catégorie 4, avec le djembé, les chaises à bascule et le modem 56k.
3 : Bon, après, je m’appelle pas Ste Froz.
4 : Et quand on voit les rêves de Lucyle, on remercie Dlul.
Par Frozensheep - Publié dans : Les gens
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Mercredi 13 juin 2007

(j'hésitais entre ça et Too much, Magic Bus, parce que les Who, c'est le bien, mais finalement non)

Ahaaa... le bus... véhicule indispensable quand on n'a ni rétrofusées, ni jet privé, ni voiture, ni métro à proximité. Le bus, lieu de convivialité ou chacun peut lier de nouvelles connaissances, le simple fait de le prendre est un coup de pouce à l’environnement et…

STOOOOOP !

Le bus, c’est la galère. C’est rarement à l’heure, ou rarement à l’heure qu’il faudrait, les arrêts sont a des endroits surnaturellement mal disposés, les chauffeurs sont souvent mal aimables. L’été, la clim est une belle utopie, et l’hiver, le chauffage vous donne envie de vous mettre en maillot de bain.

Mais tout cela serait supportable … sans les passagers. Non, je ne parle pas du « Ce bus ne prend pas de voyageurs » qui vous passe au ras des moustaches à 170 km/h pendant que vous attendez votre 128 en retard. Et je ne parle pas non plus du bus de la mort qui roule après minuit, vide, sans conducteur et avec d’étranges trainées de sang sur les vitres…

Il y a trois horaires terribles pour prendre un bus : la sortie des classes, les heures de pointe, ou les soirées entre 22h et minuit. Selon l’horaire choisi, vous vous heurterez à différents types de voyageurs. Mais comme certains s’amusent a prendre le bus a deux de ces moments, voir aux trois, je classerais plutôt par type que par horaire. (déjà, ça fait plus de catégories et j’aiiiime les catégories… humf.)

LES VIEUX (navrée pour le politiquement correct)  

Horaires : Les heures de pointe, ou les sorties d’école. Ne pensez pas qu’ils avaient quelque chose d’urgent à faire a cet horaire la, nononon, pas de petits enfants a récupérer, pas de sortie de bureau : ils sont à la retraite. J’sais pas, ça doit leur procurer un plaisir vicieux d’empester tout le bus avec l’odeur de leur permanente, et de faire se lever des gens qui en ont plein les gambettes au moins autant qu’eux… (en plus, ils feront toujours se lever la jeune fille a une place normal plutôt que la dame de 40 ans a la place prioritaire… v’nez pas me faire croire qu’elle est faible celle la !)

Caractéristiques : Se plaignent tout le temps et détestent les jeunes. Croient que tout leur est du. Extrait d’une conversation surprise ce matin (pour info, je rentrais de 4h d’histoire-geo, j’en avais ma claque et ça faisait 15 minutes que je poireautais en plein soleil)

-          Ohlala y’a de la triche hein regardez comment ils nous passent devant pour entrer… (c’est pas de la triche mamie, c’est juste être un minimum malin. OU t’as vu que y’avait écrit « premier arrivé, premier a monter ?)

-          Ah bah oui, mais c’est les jeunes ça vous les voyez… Sans gêne, aucun respect.

-          Et vous pouvez rien leur dire hein ! Sinon ils vous répondent ! (ben tiens, c’est tellement agréable de se faire insulter, pourquoi on irait répliquer ?)

-          Ou pire.

Regards entendus. Eh oui, les vieux sont paranos aussi… j’en ai entendu une qui refusait d’ouvrir sa porte a qui que ce soit après 18h, parce que « ces petits immigrés s’introduisent partout pour nous frapper et nous voler ». Sans déconner, ça fait peur hein ?

LES ENFANTS (6ème -5ème)

Horaires : Sorties d’école. Logique…

Caractéristiques : Les filles écoutent de la musique sur leur portable (rose), échange ladite musique, parlent (très aigu) de machine qui est trop trop une chaudasse quoi, non mais t’as vu comment elle regarde Michael ? Et il est troooop mignon lui. Dernier détail : des baskets blanches et roses, un sac eastpack rose. Ou alors la parfaite panoplie de la pétasse de 20 ans, les seins en moins : slim/ballerines/t-shirt moulant/mini-veste.
Les garçons jouent aux cartes, (pas au tarot, faut pas rêver) échangent les cartes, se battent pour des cartes, mâchent bruyamment leurs chewing-gums, se trouvent cools, se vantent de leurs prouesses sexuelles (a 12 ans, je peux rigoler ?).
Et ces deux groupes la s’observent du coin de l’œil.

LES DJEUNZ (pas moi, les autres)

Horaires : Les trois. Le djeunz n’est jamais chez lui.

Caractéristiques : Les filles, pas de secret, vous rajoutez cinq ou six ans a celles du dessus. Les mecs, eux, s’étalent sur deux sièges, jambes écartées, bras écartés, tête tordue, musique a fond sur le portable, baggy blanc/nike, et se trouvent cool.

Et au milieu de ça, y’a des gens normaux, qui attendent que le temps passe avec leurs MP3 ou un livre, et qui frôlent la crise de nerfs quand une dame de 35 ans leur demande de leur laisser la place (non prioritaire) « parce qu’elles ont mal aux jambes ».

Et essayez un peu de refuser, si vous avez envie de vous mettre tout un bus à dos.

PS : Et m'en fous si y'a une faute sur l'image

Par Frozensheep - Publié dans : Les gens
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Mardi 15 mai 2007
 
Il est frais mon jeu de mot, il est frais !
Français, françaises, geeks, rôlistes, quiches, flamants roses, l’heure est grave. J’ai consulté mon horoscope, ce qui fait de moi non seulement la victime toute désignée du prochain raz-de-marée sur les quais de Seine, mais me rajoute également à la longue liste de ces gens qui vont voir leurs horoscopes « pour se marrer » et qui tirent la tronche toute la journée si on leur y prédit une mort certaine ou des petits pois a la cantine.
 
A cette différence près que moi, j’ai une excuse : c’était pour bosser. Ben, oui, enfin pour écrire cet article quoi… On pourrait polémiquer pour savoir qui a provoqué l’autre : ais-je voulu voir mon horoscope puis eu l’idée de faire un article dessus ? Le contraire ? La diagonale ? Mais ça ne servirait à rien.¹ Disons juste que, comme prévu (admirez le subtil jeu de mot, encore une fois…) je me suis bien poilée. Mais encore plus quand je me suis avisée de cliquer sur « actualiser » pour voir… Quelle surprise, la page 2 ne correspondait plus du tout à ce que me racontait la page 1…
 
 
 
Bon, d’accord, j’ai fait ça sur un site féminin, le seul qui me le proposait gratuitement… Mais j’ai comme dans l’idée que quand on raque, c’est tout pareil (sauf qu’on retente pas le coup une deuxième fois juste par esprit scientifique, à moins d’avoir le coffre de Picsou caché sous son lit). Et comment imaginer qu'un meme texte bateau puisse correspondre pareil a des milliers de personnes differentes ?
 
Je vous avoue que la possibilité de connaitre l’avenir m’a toujours fascinée. Et c’est plus facile de dire « j’crois pas à ces conneries la » quand on est, comme je le suis en ce moment, en train de manger des nouilles devant son écran² après un cours de philo, et qu’on a fait notre première plongée du jour dans l’occultisme via un site féminin. A vrai dire, ça donnerait presque envie de ne plus être superstitieux du tout.
Pourtant… Venez pas me dire que vous avez jamais eu de sérieux doutes, de légères pensées mystiques, voir même la conviction qu’il y avait un truc pas normal, la, maintenant, dans cette pièce/forêt/situation.
 
Et venez pas non plus me dire qu’a ce moment la, quand vous avez frissonné, vous n’avez pas ressenti un plaisir aussi intense qu’inexplicable, je serais obligée de pas vous croire.
 
Et je ne vous parle même pas des fois ou vous êtes tentés de croire ce que vous avez d’écrit dans les lignes de la main3, les feuilles de thé ou le tarot. Discutez pas, même le pire sceptique a toujours un doute, ce même doute cher à Descartes, qui se retournerait dans sa tombe s’il savait dans quoi je le cite, et pourquoi.
 
Bref, loin de moi l’idée de me moquer des superstitieux, je suis d’ailleurs d’avis que s’il n’y en avait pas un caché en chacun de nous, la littérature fantastique serait nettement moins marrante, et la fantasy manquerait de sel. Rien que le principe de la destinée ou de la prophétie disparaitrait, non mais vous imaginez le drame ? Et je vous parle même pas des sorcières, des fantômes, etc.
 
Non, non, le problème c’est l’horoscope fait à la chaine, celui qui est aussi profond (à défaut d’être véridique) et aussi personnel qu’une salle d’attente de dentiste.
 
Tenez, d’ailleurs, démonstration, je vous fait l’horoscope de votre journée en direct :
(ça marche pour le jour ou vous le lisez, peu importe la date. C’est pas beau la vie ?)
 
Bélier : Vous ferez probablement une rencontre qui va changer votre vie. Ou pas.
 
Taureau : Contentez vous de ce que vous avez, vous commencez à taper sur le système de Saturne, Venus, Mars, Uranus, Pluton, la Terre, la Lune, et vos proches aussi.
 
Gémeaux : N’oubliez pas vos clefs ce matin.
 
Cancer : La conjoncture de Mars et de Saturne favorise vos relations avec les autres. Mais ce n’est pas une raison pour en garder tellement attachés dans votre cave.
 
Lion : Journée difficile, pleine d’épreuves à surmonter. Si quelqu’un s’approche de vous avec une chevrotine et vous dit que vous avez le poil brillant, fuyez.
 
Vierge : Menteuse !
 
Balance : C’est pas beau de dénoncer ses petits camarades.
 
Scorpion : Sale bête !
 
Sagittaire : Ca c’est moi. Donc, heu… journée très épanouissante, grève des profs, et vous aurez votre bac.
 
Capricorne : Prenez votre mal en patience, ce que vous attendez depuis longtemps, vous l’attendrez encore.
 
Verseau : Mangez équilibré, ça fait pas de mal et je sais pas quoi dire, alors…
 
Poissons : Mettez vous au sport ! (mais évitez la nage en pleine nature, un hameçons perdus, est si vite arrivé.)
 
Temps mis : 8 minutes. Oui, j’ai du temps à perdre.
 
Froz, sans peur et sans tarot.
 
oOo
 
1 : Déjà que l’utilité de ce blog est plus que discutable, on va pas en rajouter…
 
2 : Et je suis crade si j’veux ! na !
 
: Non, pas les devoirs pour jeudi.
Par Frozensheep - Publié dans : Les choses
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Mercredi 9 mai 2007
 
 
Que celui qui n’a jamais serré contre lui une boule de poils synthétique me jette la première pierre. Les enfants aiment les peluches, et les adultes ne valent pas mieux.
Peut être parce que l’adulte est simplement l’évolution d’un enfant qui a accumulé assez d’XP ?¹
Ou alors, notre instinct (si, si, vous savez, celui que les scientifiques aiment a nous ressortir pour expliquer que nous nous tournons inconsciemment vers des partenaires susceptibles d’assurer notre sécurité/la pérennité de l’espèce/des cookies au goûter) nous ramènerait-il, via les peluches, à cet amour ancestral des poils que l’homo shoppingus s’efforce d’éliminer à coup de tout ce qui lui passe sous la main ?²
 
(La, j’ai terriblement envie de me lancer dans un article sur les poils, que je rebaptiserais d’ailleurs In gilette we trust, mais j’ai comme dans l’idée qu’on m’accuserais encore de pas finir ce que je commence…)
 
Bon, j’en étais ou ? Ah, oui, Teddy et autres Lapinous. Les peluches, donc, ces objets qu’on aime sans aucune raison valable. Non, c’est vrai quoi : si on y réfléchit deux minutes, la plupart ont été fabriquées dans des conditions terribles par des gens malheureux.
J’ai cassé l’ambiance ? Ah.
Pourtant, j’écris cet article avec une panthère comme gardienne, et sur ma table de nuit, un loup et un mouton se font des bisous. Et je vous parle même pas de mon nounours chéri, que je traîne depuis maintenant treize ans, et qui est devenu le Michael Jackson de la peluche à force de rafistolages.
 
L’avantage certain de la peluche sur le vrai animal ? Ben…vous avez déjà essayé de téter la patte d’un tigre de Siberie ? Ou de demander sagement à un ours polaire d’attendre votre retour au pied de votre lit ? Voir même, tout simplement, de faire un câlin à votre chat quand il a décidé que c’était plutôt reconstitution grandeur nature de la bataille du gouffre de Helm ?
 
En plus, ce qui est génial c’est que maintenant on trouve des peluches carrément démentes. Démonstration :
 
Pour les sauvages qui mangent du haggis en boite (ou pas) :
 
Pour ceux qui voulaient répandre un virus mortel sur leur classe de CM2, mais que la maîtresse en a empêcher :
j’adopterais bien un petit Halitosis, lui la : 
 
Pour ceux qui connaissent Brave sir Robin par cœur :
 
Pour ceux qui sont fans de Sean Connery (ou de Runrig. Ou de Carson Beckett. Ou des trois)
 
Pour ceux qu’aiment pas les mêmes bestioles que tout le monde :
 
Les peluches VIP :
(Ouais, bon, d'accord, j'aurais pu mieux choisir quand même, la on dirait juste qu'on a oublié un flamant rose dans un asile... eh non, c'était juste a un concert Naheulbeuk... ce qui est probablement pire, m'enfin.)
 
Et, vous l’aurez remarqué, le fait que ce soit des peluches nous fait instantanément trouver tout ça trrrooooop mimiiii. Même Yersinia pestis donne des envies de papouilles. Je connais des millions de squelettes qui s’en retournent dans leurs charniers.
 
N’empêche que la peluche, elle, vous posera pas de lapin (je connais la sortie), vous dira jamais rien de méchant, ne mettra jamais vos sous vêtements blancs à laver avec une charge de rouge, ne vous détruira pas le papier peint a coup de griffes, ne vous réveillera pas en vous mordant les doigts de pieds/allumant la lumière, ne discutera pas vos goûts musicaux, ne viendra pas réclamer sa pâté/l’ordinateur, et j’en passe.
 
Froz made in Taiwan.
 
oOo
 
: Merde, je commence à causer comme une roliste. C’est hyper contagieux, maman, j’ai peeeeeeeeeur.
2 : D’ailleurs, je m’en vais de ce pas me cramer les poils de jambes a la bougie, parce que ça fait trop nul, d’abord.
 
Note : Si j'ai rajouté le flamant rose, c'ets uniquement suite a la demande pressante de la dame qui a laissé un commentaire
Par Frozensheep - Publié dans : Les choses
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Mardi 8 mai 2007
 
La musique qui fait du bruit, c’est bien. Ce qui est plus gênant, c’est quand le voisin du dessus est du même avis, mais à 6h du mat’. Si en plus il est branché sur Skyrock comme d’autres sur Radio Londres, c’est le drame, les basses du rap et du r’n’b étant assez proche de l’arme de destruction massive.
Alors, que faire quand c’était notre seul grasse mat’ de la semaine, qu’on a encore la tête dans le pâté et des insultes plein la cafetière ?
 
REPLIQUEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEER !
 
A la guerre comme à la guerre. Mais que faire ?
 
 
LA SOLUTION DIRECTE  :
 
Monter lui dire votre manière de penser après avoir enfilé le minimum syndical en matière de vêtement, et vous être passé un peu d’eau sur le visage. Ndlr : vous pouvez aussi y aller avec votre look « saut du lit », l’impact n’en sera que plus puissant. Reste à savoir si vous assumez la bouche pâteuse, le t-shirt informe, les cheveux séparatistes et les yeux bouffis.
En général, ça suffit à décourager le coupable, mais bon, vous, du coup, vous avez eu froid en sortant dans le couloir, vous avez vu votre voisin du dessus en caleçon pas propre et vous êtes BIEN réveillé.
(en plus, il peut aussi vous envoyer chier sans cérémonie, y’a toujours des cons partout)
 
 
LA SOLUTION « à con, con et demi »
 
Mettre un truc encore plus fort, et de préférence qui ne s’accorde pas du tout avec l’ambiance musicale que vous subissez pour le moment. On sous-estime beaucoup la puissance sonore des musiques traditionnelles ou même classique dans ce cas. Je mets au défi quiconque de survivre au mélange Wagner/Booba.¹
Et sinon, vous pouvez aussi apprendre la cornemuse.
Inconvénient : l’intégralité de l’immeuble vous classera dans la même catégorie que monsieur Etage-du-dessus.
 
 
LA SOLUTION FOURBE :
 
Ne rien faire et attendre pour prendre votre revanche. Le lendemain matin, vous savez, celui ou vous devez vous lever à 5h30 pour avoir ce foutu bus qui passe jamais à l’heure où ça vous arrangerait, mettez les capacités de votre chaine hi-fi à l’épreuve. Déjà, ça vous réveillera, et ça vous donnera la très satisfaisante sensation d’avoir fait chier un chieur, ce qui est toujours bon à prendre. Pour la musique, même sélection qu’au dessus, et si vous êtes un peu maso (ou très sadique) le mariachi-metal² est quelque chose qui concurrence assez bien une Panzerdivision en marche.
Inconvénient : c’est bête, ce jour la il était pas la et c’est madame Etage-du-dessous qui est venu se plaindre… Tremblez, elle, son genre musical c’est Mireille Matthieu…
 
Dans tous les cas, vous êtes perdants… vous n’avez pas dormi, vous avez des cernes comme le logo de Total, et vos voisins vous détestent encore plus… Merci tatie Froz !
 
oOo
 
1 : Ou Pogues/Diam’s, Runrig/Tribal King, Haka néo-zélandais/50 cents, Chœurs de l’armée rouge/Lord Kossity, Pipe band/Vitaa… enfin, vous avez pigé le concept.
 
Par Frozensheep - Publié dans : Inclassables
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Mardi 24 avril 2007

(et le premier qui me dit que je dessine mal les moutons, je le claque. Il est très bien mon mouton, il a l'air particulièrement con)

Vous l'aurez comprit, cet article va être dédié aux... moutons. Pas ceux qui s'accumulent sous les lits ou dans le nombril des geeks¹, et pas ceux qui traversent le ciel pour venir se caler devant le soleil PILE au moment où vous aviez enfin décidé d’aller à l’eau. Non, non, ceux qui bêlent, qui broutent, qui font de la laine qui gratte et des proverbes sur les gens pas très indépendants.

Pourquoi les gens n’aiment pas les moutons ?

Parce que ça pue.

Réponse facile, mais si vous avez un jour du subir un cours de méthodologie sur a peu près n’importe quoi de scolaire, vous saurez que je fais exactement comme il faut : je vais du plus évident au moins évident. Dans un article sur les moutons, quoi de plus logique que de faire comme tout le monde ? Donc, les moutons, ça shlingue, pour la bonne et simple raison que ça n’a pas encore découvert les bienfaits du gel douche bourgeois grain de beauté², et que ça n’utilise pas non plus de lotus double épaisseur parfumé au lilas. Faites le calcul.

Parce que ça bêle.

Témoignage de quelqu’un qui testé l’ambiance sonore « mouton irlandais » pendant quelques jours : « arglllleuargllltapeeeeer »³. Pendant deux heures, ça fait bucolique, pendant deux semaine, ça fait épileptique.

Parce que même sans la bête à l’intérieur, ça gratte.

Et j’ai tout essayé hein : teint, lavé avec soupline douceur caresse, porté par un highlander4, TOUT JE VOUS DIS. Et mouillé, c’ets encore pire. Alors, une petite pensée émue pour tous ces personnages de romans que les auteurs s’obstinent à faire dormir dans leurs capes en laine trempée.

Parce que c’est con.

Sans déconner, vous avez déjà essayé de parler avec un mouton ? Plus sérieusement, le mouton est quand même le seul animal au monde à sauter dans un ravin quand arrive un chien errant galeux. Et en bande, parce que sinon c’est pas drôle, ça sent moins fort avec l’été qui arrive. Et qui c’est après qui s’en prend plein sa mouille ? Les loups bien sur, ceux qui ne sont responsables que d’un suicide généralisé sur huit, et qui en plus ne pouvaient pas deviner que plutôt que de sacrifier un congénère, ces bêtes la allaient jouer les filles de l’air.
Pourquoi je m’appelle Frozensheep alors ?

Parce que déjà, un mouton congelé, ça ne sent plus rien, ça ne bêle plus, ça ne gratte plus, et ça ne joue plus les yamakazis. Et parce que les pseudos débiles, chez moi, c’est comme l’hommage quotidien à Dlul : sacré.
Froz, mouton givré qui va aller prendre ses cachets.

oOo

1 : Ne vous y méprenez pas, j’adore les geeks, mais leur hygiène est parfois douteuse, ils l’avouent eux-mêmes, comme les rôlistes d’ailleurs.
2 : Et pourtant, y’en a qui permettent de faciliter le rasage sous la douche, de ralentir la repousse des poils, de tonifier les jambes, etc, etc… je serais un mouton, j’en aurais plein ma bergerie. Bref.
3 : Toute ressemblance avec une personne existante serait purement volontaire.
4 : En fait non ça j’ai pas testé, mais le degré de tolérance peut varier selon le temps que le vêtement reste en place.
Par Frozensheep - Publié dans : Inclassables
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Vendredi 2 mars 2007
 
Non, il n’y a pas de pléonasme. Je me contente d’énoncer des faits : je crie très fort, très aigu, très souvent. Cela suffit-il à faire de moi une midi…. Euh, le truc du titre ? Peut être.
 
Pour cela, un bref historique de la groupieattitioude s’impose. De tout temps il y a eu des personnages célèbres, et donc de tout temps des gens pour les admirer. Ou est-ce que ça a dégénéré ? Ou est-ce que les admirateurs se sont changés en bête de foires ?
 
A priori, dans la deuxième moitié du XXème siècle. Ben, oui, vous en avez beaucoup entendu parlé, vous, de fan pot de colle aux basques de Jules César, Charlemagne, La Fontaine, Oscar Wilde¹ ?
 
Pourtant, quand on va chercher sur Wikipedia (in english, plizzz²), la définition d’une groupie, c’est, en gros, une fille (ou un mec) qui est prêt a tout pour approcher la célébrité, quelle qu’elle soit, et ce sans réelle attirance artistique. Ce qui énerve les fans au plus haut point : tant qu’a coucher avec leur artiste chéri, les groupies pourraient pas s’intéresser un peu a leur travail ?
 
Si on part de ce principe, alléluia, je ne suis pas une groupie. Mais alors comment expliquer mes hurlements suraigus ? Le fait que je sois capable de me changer en croisement de Bugs Bunny (pour les sauts de lapin) et en loup de Tex Avery (pour la langue qui pend) ? Le fait qu’assez périodiquement ressorte des « JE L’AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMEUH  »³ interminables sur mes conversations MSN ? Le fait que j’ai prévu de me farcir (ou plutôt de savourer) les trois prochains concerts de Naheulbeuk, y comprit celui prévu en Gelbique ? Le fait que j’étais prête a aller en Ecosse pour voir Runrig ? Le fait que j’ai vu 4 fois de suite la même pièce, avec Jacques, Thomas et Stéphane dedans ? Eh bien… Je dois être très attaquée.
 
Ce qui est rassurant, c’est que je me fige sur place, que je rougie et que je bégaye face aux objets de ma fanitude. Macbeth : heureusement que j’étais pas seule et que quelqu’un d’autre s’est chargé d’engager la conversation. Dédicace des BD Naheulbeuk : heureusement que j'étais la seule a avoir avalé un oursin avec les piquants et la mer autour. Tout ça pour mon petit frère.
Mais les initiatives de tous ces gens la ne sauvent pas totalement la sauce : je reste rouge, bégayante, et très, très, très […] très con. En quoi est-ce rassurant alors ?
 
Eh bien, parce que si je ne suis pas capable de mettre pas un décolleté de la mort-qui-tue-le-retour-de-la-vengeance, de prendre une voix sexy en diable (en même temps, ça demanderait beaucoup, beaucoup, beaucoup d’entrainement, quand on m’entend parler au naturel, avec mes charmantes intonations de poissonnière) et d’inviter ces messieurs au café (de toute façon, ils diraient non) c’est que je suis, au final, une fille normale. J’ajouterais que je suis restée plantée une bonne dizaine de minutes à coté de Lady Fae sans oser lui demander de signer mes chaussures. Cette timidité faniesque n’est donc pas qu’hormonale, en plus.
 
Maintenant, c’est vrai que je peux hurler sans raison, n’ importe où (depuis une plage déserte un 31 décembre jusqu'à une salle de concert blindée) et que j’ai peur des cafards. Ce qui fait sans doute de moi, à défaut d’une groupie, une midinette hysterique.
 
Froz, groupie a poils longs.
 
oOo
 
1 : Du temps où il était vivant, j’entend. Moi ça ne compte pas.
2 : Et non pas Swiffer 
3 : Notez que cette déclaration enflammée, que je balance souvent a la tronche de personne qui s’en fichent éperdument, peut avoir des cibles très diverses : James McAvoy, Donnie Munro, Bruce Guthro, Jacques Chambon, Oscar Wilde… J’ajouterais que je me désintégrerais sur place si lesdites cibles venaient à apprendre mes épanchements MSNesques.
Par Frozensheep - Publié dans : Megalomanie galopante
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